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La Relance



NOTRE PROJET LA RELANCE

Alors que moins d’adolescents et de jeunes adultes se donnent la mort au Québec, le suicide est toujours présent chez les personnes de 50 ans et plus. Entre 1999 et 2006, la proportion des décès par suicide chez les gens de plus de 50 ans est passée de 27,2 % à 39,9 % selon l’Institut national de santé publique du Québec. Ces statistiques sont inquiétantes et méritent une attention particulière. La maladie physique et la perte d’autonomie sont vécues comme des facteurs de risque majeurs du suicide chez les personnes âgées. Or, l’amélioration des conditions de vie des aînés passe inévitablement par l’amélioration de leur santé mentale. Cet état de fait nous amène à la réflexion de l’importance d’une mise en place d’un programme de prévention et de dépistage de problèmes de santé mentale par un filet de protection chez les personnes âgées.

En 2009, la Ligne d’intervention téléphonique en prévention du suicide de l’Abitibi-Témiscamingue a travaillé sur un programme destiné au maintien sécuritaire des personnes âgées dans leur foyer. À ce moment, la Ligne a élaboré un programme nommé La Relance. Ce programme a reçu un financement du secrétariat des aînées qui avait pour but d’évaluer notre programme. L’évaluation nous a permis de faire le constat qu’un tel programme contenait des points intéressants, mais aussi des lacunes. Une des lacunes importantes se situe au niveau du déploiement régional. En effet, pour qu’un tel programme puisse être implanté dans toute la région de l’Abitibi-Témsicamingue il y aurait un manque de ressources important. Suite à l’analyse, nous avons commencé à examiner une nouvelle façon de faire. C’est à ce moment qu’est venue l’idée du concept de pairs aidants. Selon, Tourigny et al. (1989) ceux-ci soulignent plusieurs avantages des programmes de pairs aidants : moindre coût, amélioration des réseaux de soutien et d'entraide, possibilité d'élargir les services offerts en rejoignant plus de clientèle, une grande disponibilité, une meilleure connaissance du milieu et du contexte social et culturel. De plus, comme le précise Tousignant et al. (1987, p. 120), l'intervention par les pairs vise l'amélioration de la quantité et/ou de la qualité du soutien dans un groupe. Dans certains milieux, on enseigne des techniques de relation d'aide, d'écoute active et d'empathie à des pairs soigneusement sélectionnés par un comité. Ces pairs aidants, en plus d’aider des individus en difficulté, font également la promotion du programme, fournissent et distribuent de l'information et font de la prévention dans leur milieu. Des recherches démontrent que les retombées des programmes de pairs aidants ne concernent pas seulement les bénéficiaires de ces programmes, mais les pairs aidants eux-mêmes (Poulin et Vigneault, 1986; Ayotte et Roy, 1986; Besecker et Aug, 1985; Edge, 1984; Delworth et coll., 1974; Evoy, 1983; McWilliams, 1979).

En fait, si des individus s'engagent comme aidants dans ce genre de programmes et surtout s'ils y poursuivent leur engagement, c'est qu'ils évaluent en retirer quelque chose. C'est d'abord pour eux-mêmes que les gens s'impliquent dans du bénévolat (désir de vivre des expériences nouvelles, accroître son champ de connaissance, faire des apprentissages, acquérir de nouvelles habiletés et se sentir utile, important et valable). D'ailleurs, Abdennur (1987, p. 93), abonde dans le même sens en faisant la distinction entre « l'ancien bénévolat » qui était plutôt motivé par la « charité » et le « nouveau bénévolat » qui reconnaît que le « self-interest » est la principale raison qui pousse les gens vers le bénévolat.

Les recommandations que nous avons tirées sont de trouver un financement afin de former des pairs aidants, de travailler en concertation avec les milieux afin de faire de ce projet, un programme qui pourra réponde aux besoins spécifiques de chaque milieu et aussi de répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables.

 

1 866 277-3553

 

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